Depuis la monumentale crue du 04 juillet, de nombreuses arcs « manches courtes » échappées de piscicultures en amont ont pris possession de la Grande Nive, spécialement autour de Saint Martin d'Arrossa.
Même si elles n'occupent pas les mêmes postes (les farios collées à la berge et le arcs en ciel pleine eau), les farios ne doivent plus se sentir chez elles devant ces envahisseuses bruyantes.
En ce moment, mon ratio doit être d'une truite fario pour 8 ou 9 arcs. C'est vrai que je me suis aussi rabattu sur la traque spécifique de ces truites synthétiques, ce ratio le révèle. Truites synthétiques, mais certaines sont pas trop laides, et se battent comme des diables.
Bref, peu de farios à attaquer, et c'est un plaisir d'en voir une active, avec un vrai comportement de fario, fait d'un mélange de méfiance et de franchise au gobage.
Les arcs actuellement dans la Nive -passeront-elles l'hiver ?-, curieusement, sont devenues au fil des semaines très dures à séduire. Plus dures encore que les farios encore présentes. Trouver la mouche est un véritable casse-tête, plein de pêcheurs croisés sur les berges de la Nive s'y cassent les dents et capitulent. A part la peute qui fait carton plein au crépuscule, les mouches qui ont su faire monter ces arcs devenues snobinardes sont nombreuses, et selon les jours, les heures, voire même les individus, telle ou telle fera le job. Oreille de lièvre, altière, émergente d'éphémère à corps jaune, chironome émergent fourmi minuscule, ou très grosse (12), spent rouille, spent jaune, voilier en CDC … Les tailles les plus petites (hameçons de 18 ou 20) sont nécessaires à indispensables en cette fin d'été. Niveau pointe, je reste en 6X, mais un nylon ou fluorocarbone 7X fonctionnerait peut-être mieux. Merde, ce sont des arcs de pisciculture ! Du 7 X, et puis quoi encore ? Si les arcs commencent à être plus difficiles que les ombres, où va-t-on ? Bref, faute de grives …
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