Profitant du Week-End de l’ascension, je suis allé découvrir les rivières de Quimper. Compte tenu du temps et de la pluie tombée précédemment, je décide de partir le vendredi matin et de pêcher jusqu’au samedi soir. J’arrive le midi à Quimper, le temps de trouver le pass peche 29, d’attendre l’ouverture de la maison de la presse de Pont L’Abbé pour prendre les cartes topo et me voilà parti pour le Jet. Je suis un peu énervé par cette perte de temps car à Paris on trouve tout tout de suite (la qualité de vie en moins me direz vous…)!!! Enfin arrivé, je découvre un belle petite rivière typiquement bretonne, des eaux couleur thé, de nombreuses renoncules et … des pêcheurs aïe! Perso, j’ai horreur de tomber sur un secteur avec d’autres pêcheurs d’autant plus sur une rivière de cette taille. Donc, je repars, me gare un peu plus loin, m’équipe et coupe à travers champ pour rejoindre la rivière. Il est 16h et j’ai déjà perdu une bonne partie de la journée. Cependant, les truites sont aux aguets et prêtes à prendre les mouches dérivant correctement entre les renoncules. Moment vraiment plaisant seulement perturbé par la ligne TGV Paris-Quimper et un sinistre individu faisant du quad dans le champ longeant la rivière. Ce secteur me vaudra une bonne dizaine de truites entre 15 et 28cm de 16h à 19h. Car après cette heure fatidique les poissons auront la bouche fermée. Est-ce moi qui suis fatigué par mon périple automobile et ma nuit de 5h ou sont ce les truites qui ont fini de profiter de cette belle journée?? Bref, il est 20h et m’en vais retrouver mon superbe hotel d’une zone industrielle quelconque de Quimper. Réveil tardif et pénible le lendemain, j’arrive à 10h sur les bords de l’odet dans un cadre des plus magnifiques. La rivière est cette fois nettement plus imposante et roule ses eaux entre divers blocs rocheux. La topographie du secteur rappelle à mon souvenir mon précaire sens de l’équilibre. En effet, le courant est puissant, le caillou roulant et le froid de l’eau pénétrant. Les poissons sont à nouveau dehors et gobent régulièrement. Cela m’inspire mais me refroidi rapidement compte tenu du faible intérêt demontré pour mes mouches. J’aurai beau changer plusieurs fois de leurre sur certains gobages mais rien n’y fera. Je ne prendrai donc que peux de truites en rapport avec celles perçant la pellicule d’eau. Je sens mes orteils gauche trempés et commence à pester. Il est 14h30, je décide de récupérer la voiture pour changer de secteur et faire un inspection du waders. En remontant le chemin, je ferai la connaissance d’un couple de lézard vert, me laissant les photographiés en macro. Chouette ça faisait un bail que je n’en avais pas vu. L’automobile me permettra de constater une fuite au niveau du raccord du chausson et regretter de ne pas avoir suivi les conseils d’unr sur la nécessité de le passer à l’aquasure!!! Quelques kilomètre en plus pour découvrir le no kill de l’odet et un pêcheur au toc qui décampera fissa en me voyant, me rendre compte que ce secteur n’a pas l’air adapté au wading (trop profond), une petite sieste et me voilà arrivé un peu plus en amont du point de départ du matin. A nouveau une superbe rivière, un cadre enchanteur et des poissons difficiles. Je pêcherai de 18 à 21 heures pour peu de poissons. J’aurai la chance après m’être planqué dans les buisssons d’observer un martin pêcheur ravitaillant ses ouilles. Il l’heure d’aller voir la fin de ce palpitant France- Mexique et de finir de découvrir les rivières de Quimper. Le lendemain sera l’occasion de passer dans le centre de la capitale de la cornouaille, d’acheter un kouign amman (pas bon d’ailleurs…), d’observer de beaux mulets et de sérieux pratiquants emmenant leurs enfants à la communion… Un séjour un peu décevant en terme de poissons mais une belle découverte de rivière et de cadre buccolique.