En Seine, jamais de peine

6 mai 2016

10 - Aube

la seine

pecheurdenature

Après mon escapade franc-comtoise, la Champagne m’accueille pour quelques dernières sessions avant de retrouver mon bel horizon aquitain. Vous l’avez peut-être lu, la Marne est généreuse en ce moment mais elle n’est pas la seule à recéler quelques trésors.
Je me répète depuis tant d’années mais cette région vouée à la passion des bulles dorées, n’en demeure pas moins propice à un aventurier halieutique. Certes, vous n’y trouverez pas les spectacles féériques de Midi Pyrénées, les ambiances irlandaises du Limousin, le caractère festayre de l’Aquitaine ou la rudesse résineuse des vallées de l’Est mais bien des satisfactions pourraient vous éblouir pour peu que vous y consacriez un peu de temps (les secteurs n’étant pas des plus homogènes)…
C’est ainsi qu’un tour sur les ombrages de la Seine fut organisé. Les longues lignes droites céréalières tardent à dégager un ciel quelque peu chargé. Une première averse, et le gris sombre laisse maintenant place à un ciel gris cendré. Pas de doute, la matinée sera donc sous le signe du col roulé.
Sur place, l’appréhension gagne ma descente vers les spots et ce, malgré un énième visu sur vigicrues (ah les smartphones, c’est quand même sacrément pratique, si connexion). Avant que la rivière et ses premiers tufs ne se dessinent, mon attirance se fixe sur des splendeurs. Présentes ça et là, sur ce sentier abandonné, les premières orchidées commencent à déployer leurs atouts enjôleurs ; c’est la saison et pour ceux qui suivent mon site pro vous avez dû voir mon intérêt porté à ces belles.
Quelques clichés et je laisse là, ces amazones pour terminer de rejoindre les derniers frênes. Effectivement, le niveau n’est pas si haut mais reste délicat selon les spots cibles. Accoudé à un tronc devenu creux, les pieds assurés sur les racines découvertes, je m’attèle à mon moi, observateur et profiteur. Il ne me faudra pas longtemps pour apercevoir un premier battement d’ailes se débattant en surface. L’olive, car ce sont bien des olives qui seront servies, tente tant bien que mal de s’extraire de la tension superficielle pour enfin s’envoler, goguenarde.
Je ne vous ferai pas languir, effectivement, ce sera une après-midi de déploiement de soie, de posés tout en légèreté et de changements de petits voiliers cdc. Cependant, les résultats ne seront pas acquis si facilement. Croyez-moi, je m’en verrai batailler non sans une certaine assurance pour s’attacher un positionnement correct et donc une dérive salutaire. Et à deux reprises, j’ai eu bien chaud (ou froid plutôt…) car le remplissage n’était pas bien loin. Vous le savez tous, des fois, il faut ce qu’il faut…
Des souvenirs de partage me reviennent et ce n’est sans une certaine retenue que mon retour s’emplira de mon imaginaire.
Au plaisir

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