5h, ce jeudi matin. J’assomme le réveil d’un ample coup de pantoufle. Petit déjeuner. Autoroute. Passage de la frontière sans encombre et j’atteins les rives de l’Ausable à 7h45. 10 bonnes minutes de marche jusqu’au premier poste. 1/2 heure d’attente au milieu des moustiques qui persistent à me croire comestible, et rien. Rien de rien. Pas un poisson, même petit. Retour à la voiture et changement, de poste. Là au pied d’un gros bloc, trois poissons dans les 35-40 que j’attaque d’aval en amont. Premier passage et ma nymphe est prise. Décroché. Les deux autres n’ont pas bougé. Deuxième passage et re-prise. Re-décroché. Le dernier, compatissant, n’a pas bougé. Troisième passage. Re-prise et une arc de 35 vient poser pour la photo. 7-8 autres poissons touchés ensuite, dont une arc de 40. Sur un poste bien connu je repère la première belle fario de la matinée : un gros 45 sous 1m d’eau. Nous l’avons essayé des dizaines de fois sans succès. Et là elle prend ma nymphe à la première arbalète. Ferrage et.. casse immédiate. RHHHHHHAÂÂÂÂ !!! L’après-midi avance quand je me cache dans les arbustes au dessus de mon poste fétiche. Tatane passe en dessous de moi : 50 bons cm, bien reconnaissable à un coup de bec de héron sur le flanc gauche. Nymphe en 12, en 14, en 20, en 20 monté sur 1/2 hampe mais rien n’y fait. Streamer, sèche… tout y passe, mais non, rien ne l’intéresse. Je me prépare à changer de crèmerie lorsqu’un orage éclate. Je m’asseois pour en attendre la fin lorsque je remarque que les éclairs se rapprochent : 4km, puis 3, puis 2.5…. bon, il vient droit sur moi. Je pose la canne à plat sur le sol et sors des bois pour m’allonger dans un pré, loin des arbres. Je passe 40min sous la pluis battante, au milieu des éclairs. Un d’entre eux est tombé tout près (lumière et bruit simultanés, très spectaculaire). Je suis au delà du trempé ! Dame nature se fera pardonner en me laissant deux sauvages moyennes de 30 un peu plus bas. Je remonte la rivière pour retrouver la voiture et rentrer. Un coup d’oeil sur un poste surpêché par les disciples de Georges W (1 pêcheur tous les 10m, sur des poissons d’alevinage). Et là, au milieu de la foule des bassines de 25, une sauvage de 50. Descente acrobatique dans les arbres face à des américains médusés. Là pas le droit à l’erreur. Un peu à côté et c’est un pins qui va prendre la nymphe et sonner la retraite. Arbalète, dérive et elle engame tranquillement. Ferrage et… casse immédiate. P..N de fil de M…E !!!! Les autres moucheurs ont eu de la chance d’être sur la berge d’en face 🙂 Retour vers Montréal. Pour finir cette belle journée, je passerais 2H15 à la douane au retour, soit presque 4h pour rentrer, dans une odeur variant du chient mouillé au chacal croupissant… vivement demain ! @+ maski