Concours mouche Lot et Garonne

12 février 2005

47 - Lot-et-Garonne

Lac de Clarens

baetis_fr

Hier, 4e manche du concours mouche du Lot et garonne. Les 3 premières manches ont été suivies par une trentaine de compétiteurs : entre 25 et 33 exactement. Un fort contingent d’ Agenais, le club de Ste Livrade, très dynamique, les Villeneuvois, un Marmandais et un Néracais (moi). Ce dimanche, c’ est le petit lac au dessus de Clarens qui est le théatre de nos exploits. Ce lac nait d’ une résurgence de l’ Avance, les eaux, très claires, y sont fraiches toute l’ année. Les truites , farios et arc en ciel de 40 à 50 cm, y sont résidentes depuis de nombreuses années pour certaines. Très éduquées, elles connaissent la musique. C’ est un des plus beaux lacs du département à mon avis, 100 % réservé à la mouche. Nous sommes 35 compétiteurs ce dimanche, le temps, maussade, va devenir franchement exécrable avec des rafales de vent violent et de grosses averses. Un autre gobeur, David, participe. Cyril (Babas) qui habite Casteljaloux, a promis de venir nous voir. Aprés tirage au sort, je me retrouve à côté de Gilles, administrateur à la fédé, bon moucheur, qui a gagné 2 concours sur 3 et va encore gagner ce dimanche. Pourtant après cette première manche, nous ne pensions pas être si bien classés en fin de journée… A ma gauche, un jeune débutant que je vais essayer de conseiller et à qui je donnerai quelques mouches, car il n’ a que quelques sêches fabrication maison dans sa boîte. Le concours se compose de 4 manches de 3/4 d’ heure, 2 le matin, 2 l’ après midi. Les truites marsouinent 10, 15 m devant nous. Avec Gilles, nous pensons que nous allons nous amuser. J’ ai la Garbolino 10″ soie de 7 et une JMC 9″ soie de 4 que je viens d’ acheter et que j’ ai reçu la veille. ce sera son baptème du feu. La fédé ayant rajouté une centaine de kg de truites en début de semaine, je veux essayer celles là d’ abord. J’ ai un train de 3 mouches sur la Garbo : un gros Rabbit Zonker rose non plombé pour les attirer, une nymphe noire et un casque d’ or marron et crème en pointe. La première manche démarre, nous pêchons lourd pour peu de résultats : Je prends 2 petites (30 cm) sur la mouche de pointe, Gilles prend 2 truites aussi, mais une de plus de 50, qui le promènera un moment avant de venir à l’ épuisette. En fin de manche, je casse et perds mon train de mouches lors d’ un lancer arrière (la clotûre qui entoure le lac est un refuge très sûr pour nos mouches). Le vent de côté, violent, est très génant. Je prends la JMC, avec 2 petites nymphes casquées, que je ramène sûrement trop vite, car je n’ ai aucune touche. La manche se termine avec 2 poissons chacun, les truites continnuent à gober dans le film devant nous, nous avons le très net sentiment d’ avoir loupé la pêche. 2e manche, je suis à une extrémité du lac, le contrôleur me dit qu’ il ne s’ est rien pris sur ces postes lors de la première manche, mais qu’ à côté un gars en a pris 5. Je verrai bien. Je refais mon bas de ligne (sur 16/e) : 1 mouche orange non plombée qui sert de teaser, 1 grosse nymphe marron, et 1 rabbit zonker noir. Je trouve vite la bonne animation : lancer le plus loin possible, laisser descendre les mouches à 1 m, 1 m 50, et ramener par sacades, en essayant d’ animer les mouches. Les truites commencent à taper à 20 m du bord, elles suivent en continuant de taper pour se prendre à 3 ou 4 m du bord. Mes voisins retirent trop vite leur soie de l’ eau et ne font rien. Je prends 4 poissons en 1/4 d’ heure, tous avec la mouche de pointe, le vent devient très violent, les organisateurs sont arc bouttés à la tente dans laquelle nous devons déjeuner le midi pour éviter qu’ elle ne s’ envole… En voulant lancer toujours plus loin malgré les rafales, je réussis à si bien emméler mon bas de ligne que je suis obligé de tout casser et refaire. Quand je peux reprendre la pêche, le charme est rompu, plus de touches, plus de prises, la manche se termine avec le compteur bloqué à 4. Le midi nous déjeunons sur place. Au menu, soupe, daube de sanglier, pâtes, fromage, tarte aux pommes. Bien sûr apéro, vin, café. Nous pouvons repartir à bloc. 3e manche : les truites n’ ont plus envie de coopérer. Nous ne prenons plus rien, nous pêchons sous une pluie battante. Je pique une truite qui se met à sauter comme une folle et se décroche à la troisième chandelle. C’ est la seule que je perdrai de l’ aprés midi. Pas d’ autres touches autour de moi, les contrôleurs sont au chômage technique. Quelques rares prises de l’ autre côté du lac. 4e manche, je suis à l’ arrivée d’ eau, ce devrait être bon, mais rien à faire, pas une tape. Toujours quelques prises de l’ autre côté, mais très peu. Et puis une truite se met à moucher devant mon voisin de gauche, à 10 m. Il essaie avec une grosse nymphe, sans résultat. Elle continue à nympher, se déplace un peu, j’ essaie de la pêcher sans résultat. Il doit rester 10 mn avant que le concours se termine, je reprends la JMC sur laquelle j’ ai monté un chiro et une nymphe légère, les 2 sur hameçon de 16. Je commence à lancer devant moi, la truite continue à moucher mais devant mon voisin. Il me propose de l’ essayer mais sans résultat. A un moment, elle gobe à l’ endroit où doivent être mes mouches, mais je ferre dans le vide. Heureusement que les vagues engendrées par le vent déforment la surface du lac ! Je laisse maintenant mes nymphes en dérive statique, me contentant de récupérer l’ excédent de soie qui dérive avec le vent. Tout à coup, je vois une tirée sur la soie, je ferre, elle est au bout et commence à sauter. Presque aussitôt, la trompe annonce la fin du concours, mais je réussis à la ramener sans casse à l’ épuisette. Grâce à cette prise de dernière minute, je rattrape Gilles au nombre de prises mais il me bat largement grâce à la taille de ses prises. 65 poissons ont été pris par 20 pêcheurs, c’ est la première fois que nous avons tant de bredouilles. Après la remise des récompenses, je fais la connaissance de Babas qui est venu nous regarder pêcher l’ aprés midi. Mon plus grand plaisir a été la prise de cette dernière truite sur matériel léger. En plus c’ était mon anniversaire, putain 44 ans, dur, dur ! La dernière manche dans 15 jours à Escassefort, à côté de Marmande, je ne connaîs pas le lac, on verra bien !

Ailleurs dans le site

Forum