Je rentre du paradis. Imaginez une ile, avec autour une rivière comme 3 fois la Dordogne, une multitude de bras avec chacun des caractèristiques propres, de l’eau parfaitement potable, aucunne nuisance sonore ou visuelle et, et, et des truites, des brochets, des saumons, des ombles, mais surtout des ombres commun comme je ne pouvais même pas en imaginer la densité possible, le pire est que nous pouvions pêcher 24h00 sur 24h00, car pas de nuit à cette époque et à cette latitude. J’étais à l’origine parti pour un voyage de pêche avec mes trois pôtes avec une agence bien installée comme d’hab., mais une opportunité Internet nous a permis d’effectuer ce séjour magnifique dans cette région frontalière Suéde Finlande, 300 kilomètres au dessus du cercle polaire. Nous étions les premiers pêcheurs Français qu’ils recevaient, en principe on va là_bas pour la rando ou le ski de fond, mais les pêcheurs scandinaves sont nombreux. Attention pas de méprise, c’est nature + nature, pas de bagnole, pas de pub, pas de bruit, des lapons, des rennes, des ours (nous avons trouvé lors d’une sortie les reste d’un casse-croute), des loups, et j’en passe. Nous avons pris beaucoup d’ombres sans avoir la chance de faire un 50 cm, j’ai personnellement fait 2 poissons de 47 et un de 48cm. Nous n’avons bien évidamment pas tué un seul poisson, mais certains en mangent las-bas( et celà ne me choque pas), un parcours no-kill à donc été crée sur un bras de la rivière, mais la densité de poisson en dehors du parcours est telle que j’échangerais bien tous nos parcours de graciation contre un de leurs plus mauvais. J’ai envie de vous dire que pour la première fois depuis que je pêche, la prise d’un poisson ne représentait même plus l’aboutissement d’une sortie, par contre j’ai eu le plaisir rare de pêcher l’omble et la truite en sèche sur un lac de plusieurs centaines d’hectares aprés avoir marché assez longtemps dans un environnement extraordinaire, ceci à 3h00 du matin ou bien de taquiner le brochet au streamer sur un autre lac difficilement accessible où seuls les ours et autre élans avaient laissés des traces et je ne vous parle même pas du dernier soir à 23h00 ou lors de ma première dérive au saumon, la touche survint…….malheureusement c’était un pike. Enfin que dire du café savamment préparés par les guides avec un peu de bois et l’eau de la rivière bien sur et disponible en permanence pour reprendre nos forces et écarter un peu nos amis les moustiques. En conclusion, je ne pensais pas que des régions comme celle là puissent encore exister dans notre monde de cons, et j’ai trés peur pour l’avenir. Philippe M.