Retour en adolescence

11 juillet 2016

64 - Pyrénées-Atlantiques

Nivelle

pecheurdenature

Au fil des semaines qui passent, je redécouvre les joies de mon pays. Bien sur, la famille, la montagne, l’océan en sont des atouts indéniables mais il en reste des particulières qui à chaque nouvelle rencontre, me comble et me fait me retrouver.

Il y a presque 15 ans que je n’avais foulé les rives de la Nivelle. Mes souvenirs lointains, dans ma fin d’adolescence, me guidaient obstinément vers sa grande sœur. Pourtant, du plaisir, elle m’en avait donné mais toujours avec cette légère sensation de non satiété. Je me rappelle de cette après-midi de juin où accompagné de mon mentor, elle m’offrit 2 trésors sur des coups bien des fois, désertés. Cependant, ces fastes se révélaient plus que rares et c’était sans un regard que je l’avais délaissée au profit des panthères de la grande Nive.

Bien sur, un exil ne facilitait pas les retrouvailles, et vous l’avez bien compris, les descentes ne permettaient que peu de temps à consacrer à notre passion. Oubliée, la belle n’en était pas pour autant abandonnée des gestionnaires locaux. C’est ainsi que parallèlement au développement d’activités nautiques, elle accueillit la création de parcours « ez hill ».

Une opportunité se présenta tout récemment pour qu’à nouveau j’arpente les berges de ce cours d’eau particulier. Assez court, d’une largeur relative, peu accessible quand même, accueillant migrateurs et canoës, à dire vrai, ses hôtes se méritent… une demi-journée n’était pas suffisante pour me rassasier, vous vous en doutez.

Un créneau s’entrouvrit pour quelques heures et ce n’est sans une certaine avidité que le choix d’y revenir fut rapidement validé. Batailler, retrouver ce petit chemin de terre, se remettre dans le bain, se remémorer les captures, retenter tous ces postes si peu chamboulés, il n’en fallait pas plus pour sourire à cet instant. Vous savez, ce moment où vous tombez sur un pote de classe où seuls les anecdotes croustillantes ressortent, et bien c’était exactement ce que je vivais.

L’aspect pêche me direz-vous, bin, les filles, en basquaises authentiques, ne se donnent pas si facilement. Gentiment, elles se laissent entrevoir quelques minutes mais cet attachement à leur territoire reste palpable. Que peu d’éclosions ce jour là, il fallait se fixer et presque deviner l’activité de surface.

Une chose est sure, un grand merci à Jean Yves et Lucas pour cette redécouverte et pour info, j’ai fait le même ferrage Lucas… j’y reviendrai !

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