Posté par Breizhfish Coup de chance. Ce vendredi 27 mai, j’ai une journée de travail à Brest qui me permet de faire le coup du soir avant de revenir sur Rennes. Ce qui est moins favorable c’est une chûte des température sous l’effet d’un vent d’est aigrelet; 16° sur le thermomètre de la voiture mais toujours pas de pluie. Cette fois je délaisse la Penzé pour tenter les belles de l’Elorn. Nous sommes vendredi, le cours inférieur est fermé (il n’est ouvert que les samedi, dimanche, lundi et mercredi) mais l’ensemble du linéaire supérieur est accessible. Ce sera donc le parcours de Kerleo, entre la limite amont de la réserve et l’aval du bourg de Sizun. Arrivé sur site vers 19h00, je constate que le niveau est bas mais encore correct. Le lac du Drennec qui approvionne Brest lâche 150 litres/seconde, les émissaires supérieurs de l’Elorn, grâce à un bon reseau de zones humides qui jouent leur rôle d’éponge doivent également y être de leur contribution. Pour cette soirée j’ai pris ma 8 pieds équipée d’un abeille automatique doté d’une soie de 4. Une pointe de 14/100 et une parachute rousse à corps olive sur hameçon de 16 devrait faire l’affaire. A 19h30, soie et mouche graissées, je suis en pêche. Peu de gobages en vue, quelques insectes seulement…. ça s’annonce mal. Je peigne consciencieusement les bordures, les filets de courant entre renoncules et calitriches. A 20h30, je commence à revenir à plus de réalisme… ce ne sera pas un grand millésime. J’ai fait monter 5 poissons, en ai manqué deux, décroché 1. Les deux truites que l’aurai prises sont à peine avouables : 18 et 21 cm. Les méandres profonds semblent vides ou alors le poisson chasse sous l’eau. Je tente une nymphe de Skues, laissant le leurre dériver à l’aveuglette mais maintenant le contact avec la ligne. J’enregistre une tirée incertaine et ferre trop tard. Bon. Il est 21.20, j’attaque la dernière portion du parcours. 21h45, un peu d’activité sous un pont. J’ai troqué ma nymphe pour une parachute, ma parachute pour une A4, mon A4 pour une Adam’s qui rappelle les quelques sedges qui volètent ça et là. Je réussi un lancer-roulé et ma mouche parvient à se faufiler à 60cm sous l’arche. Gobage-ferrage… enfin nun poisson à peu près correct 27cm prestement décroché d’une torsion de pince-crocodile. Il est 22h05, encore 20mn de pêche car le ciel s’est couvert, il fait carrément froid. Dernière chance là ou un bief de jette dans le cours principal qui rebondit le long d’une berge creuse. 22h11, je loupe bêtement un gobage ayant sans doute pris un peu trop de temps pour déterminer si ce discret gobage était bien pour mon Adam’s. Le poisson est piqué mais se décroche immédiatement. J’enrage. 22h13, j’attaque le courant principal en commençant par l’aval. Lancer, gobage, ferrage, lutte. Enfin un poisson correct. 32cm, rageuse en diable elle dévale vers l’aval mais commet l’erreur de se caler dans mes bottes. Délicatement libérée, elle rejoint son poste et je n’ai pas besoin de la sortir de l’eau pour la décrocher. 22h17, seconde attaque en plein courant cette fois. Plus rageuse encore mais un peu plus petite 30cm environ. La pince crocodile reprend du service et décroche l’hameçon planté dans le palet. 22h20, troisième attaque en tête de courant. Très rapide sans doute trop, je ferre dans le vide. Il fait sombre, il fait froid. Cette fois c’est moi qui décroche. Petite soirée sur l’Elorn donc mais qui atteste d’une chose que les habitués de cette rivières connaissent bien l’augmentation de la taille des truites sur cette rivière grâce à 4 facteurs : – un niveau correct tout au long de l’année grâce à une politique de soutient d’étiage en été, – une défense extêmement efficace de la qualité de l’eau grâce à l’action des pêcheurs écologistes de l’AAPPMA, – une pratique de plus en plus fréquente de la graciation (le no-kill), – enfin un potentiel naturel exceptionnnel d’une rivière reconnue comme l’une des meilleures de Bretagne. Je recommande d’ailleurs chaudement le site internet de l’AAPPMA : http://www.elorn-aappma.com/ Breizhfish