Départ ce matin 6h30 direction les Mont d’ Arrée où j’ ai rendez vous avec Delatuca à 8h00. Sur la route les bourrasques remuent un peu la voiture, la pluie vient frapper le pare-brise, j’ ai l’ impression d’ être dans un vaisseau de Star-War qui traverse un champ d’ astéroides. Michel Collado de méteo France annonce par le biais de la radio que l’ avis de tempête est maintenu jusqu’ à midi sur la Bretagne : c’ est pas gagné ! Arrivée 8h00, ça souffle, Serge m’ attend à l’ abris dans sa voiture, on commence par prendre un café et manger des crêpes, et lorsque le jour se lève, nous décidons de mettre le bateau à l’ eau. Nous commençons par nous diriger sur une petite pointe, et jetons l’ ancre. Pas facile de sortir de la soie par ce temps de chien ! On prospecte tant bien que mal sans une touche. Le vent a tendance a forcir. Changement de stratégie, et cap vers une berge qui semble plus abritée, peine perdue, le moteur électrique n’ est pas suffisamment puissant, le bateau ne parvient pas à remonter le vent, nous reculons ! Idée génial, la pêche en dérive, peut être que ce sera la solution, et bien non, ça va trop vite. Pas encore découragé nous laissons le bateau sur la rive et essayons du bords. Nada. Pas un brochet, pas une truite, pourtant cette bordure de tourbière semblait prometeuse. De temps en temps nous nous interpellons : « eh, regardes le grain qui arrive, celui la on va ce le prendre sur la tronche ! » de gros nuages masques les montagnes bretonnes, le vent redouble et la pluie nous single le visage, chacun se demande lequel est le plus fou des deux. Vers 13h30, Collado c’ est gourré, le vent forcit encore ,trempé et transi nous capitulons sans avoir eu une seule touche. Heureux quand même et récompensé par ce paysage magnifique, les tourbières blondes sous le soleil, les Monts d’ Arrée en arrière plan, l’ eau noire couleur Guiness et… sur le chemin du retour, du haut du Roc Trevezel la lande à perte de vue et au milieu le Lac qui semble si petit et si paisible.