« Depuis bien des années ( je ne désire pas vraiment les compter ) j’ai eu l’ambition d’écrire un ouvrage sur le montage des mouches à truite et je désirais que cette étude dépassât en portée tous les livres précédents, examinant et clarifiant les méthodes des diverses écoles de ce pays . Mais j’étais déterminé à ne pas l’imprimer trop hâtivement avant que l’expérience n’ait assez mûri mes connaissances pour me donner l’assurance que mes déductions étaient bien fondées. J’ai dévoré comme un omnivore tout ce qui a été écrit sur le sujet, et, plus j’ai lu, plus j’ai été convaincu que pour marquer un progrès, aussi petit soit-il sur le passé, il fallait absolument écarter une grande partie des notions de ce passé, reprendre le commencement et méditer et redécouvrir les principes sur lesquels la pratique de notre art devrait être basée. »
Encore un bon livre sur la Palm écrit par un aristocrate anglais en 1921.
George Edward Mackenzie Skues, pourtant disciple de Halford, n’hésitera pas quelques années plus tard à remettre en cause les sacro-saintes théories du maître, allant jusqu’à s’autoriser à évoquer la mouche noyée! Le début d’un schisme, toujours pas complètement digéré de nos jours.
Evidemment les considérations matérielles sont souvent dépassées ( quoique les matériaux utilisés pour les confections des mouches pourraient en inspirer certains ) et à l’heure des vidéos de montage du net et des photos couleurs en macro, ce livre initialement « technique » sera à ranger dans la catégorie « littérature », ou comme une curiosité, un incontournable pour qui s’intéresse à l’histoire de la Palm.
La traduction française, de 1950, du Dr Barbellion aura marqué toute une génération de moucheurs.