Bonjour à tous, Juste pour vous dire deux petits mots des trois jours de pêche que je me suis permis dans un petit road trip entre gard, aveyron et cantal la semaine dernière (Tarn Jonte Dourbie)… N’ayant pas pêché l’ouverture comme à mon habitude je me suis préparé un petit périple mouche dans les départements chers à mon cœur et où je pêchais assidûment étudiant il y a dix ans de cela pour piquer mes premières truites de la saison. Je suis donc parti avec le moral au beau fixe malgré des prévisions pour le baromètre rien moins que pas du tout séduisantes. La météo avait vu juste le temps a été la pire contrainte de ces trois jours. Eaux froides, vent glacial et changeant, averses de neige sur mon coup du soir le plus prometteur enfin bref, la totale. Premier jour passé trop au Nord de toute évidence, à randonner au bord de lacs de première catégorie plus qu’autre chose tant l’activité était totalement absente, je me suis vite orienté le lendemain pour des parcours ensoleillés (et méridionaux…) et me suis mis en tête de pêcher au streamer. Quelques insectes se sont donnés la peine d’éclore mais à part quelques truitelles, rien ne semblait s’y intéresser quand par hasard ils dérivaient en surface… Donc j’ai sorti les gros streamers type carnassier mais peu lestés pour pouvoir les propulser avec la soie 4 tout de même. Aucune réaction si ce n’est une tape de truite de 20 et je commençais à désespérer sérieusement. Quelques gobages répétés me feront changer de bas de ligne et essayer avec une imitation de brune de mars de séduire le fauteur de trouble de ce grand lisse d’une belle rivière du sud aveyron… Mais rien… La neige fondue récompense mes efforts qui auront pourtant durés jusqu’à la nuit. Le lendemain, je sais que c’est le jour du retour et je voudrais vraiment faire quelque chose. Le temps est identique à la veille et j’attaque au streamer sur le Tarn après avoir dérangé un superbe chevreuil en accédant aux berges. Muddler énorme et coloré et prospection aval systématique. Le temps passe, rien ne bouge, la lassitude me gagne. Marre. J’ai froid. J’ai envie d’un café. C’est mou ce début de saison sous le froid, j’en ai marre… En plus j’ai froid… Marre. Et Blam ! une énorme truite sort de sous la berge à 7/8 mètres de moi et attaque en force le muddler qui frôlait sa berge creuse sous des racines enchevêtrées en fin de dérive. Je ferre, elle est piquée, je ne serai pas venu pour rien ! Je l’estime déjà 60/65 cm… Elle tire part dans le courant et… Plus rien… Un beau décrochage sans que j’en connaisse le motif, pas de secousse brusque, rien de tordu, coin dégagé… En plus j’ai eu la chance qu’elle choisisse le courant plutôt que les racines de saule… Mais non… Le découragement est total. Bon j’ai le sourire quand même les traces de castors sont innombrables et j’ai tout de même les pieds dans une rivière de rêve pendant que d’autres bossent … Je sors de l’eau après avoir fait une photo du coin et de la mouche, parce que rendez vous est pris avec mémère pour très bientôt. Je m’offre mon café et me regonfle de calories avant de partir visiter une autre belle rivière du coin (ils en ont plein par là bas c’est fou). Je fais un choix tactique très discutable. Mes chances de piquer deux beaux poissons sur un streamer aussi sélectif sont d’environ… euh… nulles. Alors je pars avec une sèche en potence et une petite nymphe et j’attaque tous les postes, tous les mouvements suspects en prospectant amont. Je finirai par deux petites captures de 25 et 30cm. C’est le lot de consolation elles sont magnifiques, je les salue, les relâche et retourne me mettre au chaud dans le Vaucluse… Vivement les Sorgues la semaine prochaine. Je reviendrai tenter cette grande et belle truite. De toute façon je l’ai prévenue « je sais où t’habites ! ». http://moanaflies.free.fr/